Bonjour à tous,
J'ai besoin d'aide ! (au cas où vous auriez pas remarqué... :-()
Sauf que là, c'est une aide informatique. Vous avez vu, sur le côté droit, il y a un bouton de vote qui est bien joli et qui marche bien et au-dessus, un code tout moche qui sert à rien parce qu'il ne s'est pas transformé en bouton de vote. J'essaie de comprendre ce qui se passe depuis un moment sans succès. J'ai même envoyé un message à la plateforme Blogspot qui répond pas... Donc si quelqu'un trouve la faille dans le code, je lui en serai vraiment très reconnaissante et tiens ! Je lui dédierai mon prochain article ! ;-)
A bons entendeurs,
La bise !
Prologue ou Histoire de la fille qui ratait tout
Je ressens le besoin d'écrire mon histoire, de me raconter, comme si j'avais besoin des mots pour me sortir d'une impasse, d'un mal être, d'une incapacité à aller de l'avant. J'ai l'impression d'avoir fini un cycle, d'avoir bouclé une boucle, et d'en avoir saisi le mécanisme, de cette boucle, comme un système complexe et bien rodé dont on finit par percevoir le fonctionnement.
Et à trente ans – trente deux exactement – je crois que je peux le dire, j'en suis là, à ce moment de ma vie où je commence à comprendre mon fonctionnement. J'ai découvert qui j'étais : la fille qui rate tout.
Et à trente ans – trente deux exactement – je crois que je peux le dire, j'en suis là, à ce moment de ma vie où je commence à comprendre mon fonctionnement. J'ai découvert qui j'étais : la fille qui rate tout.
mercredi 9 avril 2014
samedi 29 mars 2014
Oh my gode !
Depuis deux semaines, j'ai
le spectre de la vieille tante au-dessus de la tête qui me nargue :
«
Ca vient, ça vient, patience !…
» Elle me regarde avec un
petit sourire sadique. Vous savez ? La vieille tante qui fait peur
quand on est enfant. Celle qu'a un gros bouton poilu sur le menton,
les joues glacées comme si elle était déjà dans le caveau, fixée
à son fauteuil devant la cheminée, les jambes écartées avec vue
panoramique sur l'entrejambe flasque et variqueux. Celle que les
parents continuent d'aller voir par acquit de conscience avec les
gamins qui traînent la patte. Celle qui ressort chaque fois sa
vieille boîte à gâteaux en fer oubliée dans le fond d'un placard,
avec les mêmes gâteaux qui virent aux bouts de semelles diaphanes
et infects au fil des ans (le fabricant de ces gâteaux devrait être
brûlé vif). Oui, celle-là ! Elle me lorgne du bout de ses binocles
en culs de bouteille, je ne sais par quel miracle, debout ! Elle fait
glisser sa jambe veinulée avec la grâce d'un échassier de droite à
gauche, comme pour me dire, viens par là mon petit, tout doux, oui,
viens rejoindre le club des vieilles tantes ménopausées avant
l'âge, celles qui légueront leur appareil génital à la science
faute de n'avoir beaucoup servi. « Viens…
Oui, viens ! » Puis elle sort d'une de ses poches un vieux gâteau
ranci attaqué par la vermine, avec deux-trois asticots en guise de
garniture et de l'autre un godemichet en or qu'elle me brandit sous
le nez, en soulevant ses jupons d'où pend un amas de toiles
d'araignées. « Ah ! Ah ! Ah ! » qu'elle vocifère.
Ni
une ni deux, l'idée de la contentionner bien serré me prend. Je lui
mets son gode entre les gencives, j'attrappe ses bas et je lui fais
remonter bien haut sur la tête comme si elle allait braquer une
banque, je fais un nœud et je balance le tout aux ordures.
Tiens
et si j'allais voir "les Gazelles" au ciné ? Des
trentenaires célibataires en pleine décompensation. C'est pour moi
! Pourvu que ça finisse bien sinon, j'ai plus qu'à filer au
Carrouf' m'acheter une boîte à gâteaux.
mardi 18 mars 2014
Pas méchante, mais putain qu'est-ce qu'elle est chiante
Va falloir que j'm'en
fasse une amie de ma foutue dépression.
Alors il faut être rusée, plus rusée que sa bourrelle (oui, ça existe même s'il faut avouer que le mot est un contresens phonologique) et s'en faire une alliée…
J'ai passé une partie de
ma vie à l'installer, à la nourrir, à l'entretenir et du coup,
c'est comme un locataire récalcitrant, ça part pas comme ça. Ça
transige, ça réclame des aménagements, ça fait des promesses que
ça tient pas. Et si on menace, ça s'énerve. Parce que ça a des
droits. Depuis le temps que c'est là, ça s'est renseigné, ça
s'est créé un réseau, ça a produit des racines…
et ça finit par te prendre en otage !
Telle
est ma dépression.
Alors il faut être rusée, plus rusée que sa bourrelle (oui, ça existe même s'il faut avouer que le mot est un contresens phonologique) et s'en faire une alliée…
Puisque
la manière forte n'a rien donné (j'en ai déjà écrit des lignes
sur les méthodes essayées parmi lesquelles la sexothérapie reste
la plus probante), alors essayons la manière douce, dont le maître
mot est : ACCEPTER.
« Oui,
j'accepte ma dépression, bordel de trou du cul de mammouth
(permettez-moi quand même d'y laisser un peu de rancune). J'accepte
ma dépression et j'arrête de la provoquer par des méthodes débiles
qui ne font que la renforcer plutôt que l'inverse, et je la tolère !
TOI, Dépression, tu as le droit d'être là (ah ça t'en bouches un
coin, hein ?) Manifestement, je t'ai ouvert la porte, (ou bien ne
l'ai-je pas bien fermée), alors tu es entrée. Je t'ai permis de
t'installer, par manque de courage ou par naïveté et, bien
évidemment, tu as fini par prendre tes aises. Alors soit !
Puisque c'est une erreur de ma part, reste ! C'est vrai,
j'aurais dû réagir avant…
sauf que si je ne l'ai pas fait, c'est ptet bien parce que j'avais
besoin de toi, oui, peut-être que j'avais besoin de toi pour…
exister. Alors je vais encore plus loin et je te remercie,
carrément ! Oui, merci ma dépression d'avoir constitué pour
moi un moyen d'exister, car, si ça se trouve, sans toi, je me serais
effondrée. Alors merci. Merci, mais pas trop quand même…
parce que vois-tu, ma dépression, maintenant, la donne a changé,
les cartes sont redistribuées. J'ai mûri. J'ai découvert certaines
choses qui m'ont libérée, je ne suis plus la jeune fille timorée,
pudibonde et hypersensible que j'étais. J'ai accepté de découvrir
la vie dans sa globalité et donc, j'aimerais que tu lâches un peu
de lest. Mais je sais que tu ne veux pas partir et que tu recèles de
moyens pour t'accrocher, aussi, je viens te dire que je ne t'en veux
plus. J'accepte ta présence et je vais arrêter d'être méchante
avec toi. Je vais être plus compréhensive. Seulement, faisons un
deal. Si je t'accepte, en contrepartie, apprends-moi des choses sur
moi et explique-moi comment t'apprivoiser. Apprends-moi, en somme, à
te comprendre. Car peut-être que, te sentant enfin comprise et
acceptée, tu pourras prendre ton envol et me quitter ?
»
Ah !
Ma dépression, ma douce dépression…
ma Léa* :
elle est pas jolie, elle est pas moche non plus, elle est pas froide,
elle est pas chaude, elle est pas à gauche, elle est pas à droite,
elle est pas maladroite, elle est pas inspirée, elle est patiente,
elle est passe-temps, elle est passable, elle est pas stable, elle
est pas partout, elle dit qu'elle partira ou elle est même pas
venue, elle est partisane, elle est pas sortable, elle est pas
terroriste, elle est pas anti-terroriste, elle est
pas méchante, mais putain qu'est-ce qu'elle est chiante…
*
Léa,
extraits des paroles de la chanson de Louise Attaque
samedi 15 mars 2014
Basic Instinct
Aujourd'hui je réfléchis.
Je vais faire du théâtre.
Pour m'ouvrir un peu, apprendre à me lâcher. Ou de la sophrologie.
J'ai regardé sur Internet, ça a l'air bien. Respiration, libération
des tensions, ça peut pas me faire du mal…
Je fais un peu de yoga au boulot, y a une collègue qui donne des
cours… mais sur le carrelage froid de la salle de réunion, les
conditions sont pas réunies… En fait, ça me fait absolument rien.
Je suis trop gelée de l'intérieur ou quoi ? (ou peut-être c'est le
carrelage ?)
Je
surfe sur Meetic en même temps. Le cul, le cul, le cul, finalement,
j'ai pas encore trouvé mieux. Que ce soit avec mon toy ou dans les
bras de mecs chaleureux, c'est le pied au niveau libération des
chakras. Fantasmer, ou mieux, se sentir désirée, regardée, être caressée, envoûtée, envahie, ensevelie dans le plaisir… Quoi de
plus grisant et libérateur de tensions, hein ? Et si on revenait à
notre instinct animal au lieu de se bourrer de sophro, relaxo, ou de
toute une pharmacopée qui, peu sûre de nous soigner, nous pompe en
tout cas toutes nos économies ! J'en ai marre de toutes ces
techniques à la mords-moi l'noeud pour libérer quelque chose qui se
libère gratuitement et avec beaucoup moins d'efforts par un ptit
coup d'grisou dans la mine ! C'est pas Freud qui disait que tout
vient de là ? Et on l'a pas érigé en maître à penser, le
bonhomme ? Alors !
Un
beau mec bien musclé est en train de me draguer là sur Meetic. J'y
vais ? J'y vais pas ? Bien sûr que j'y vais !
S'il
continue à me parler comme ça, je suis pas sûre de pouvoir me
retenir... Il est trop craquant, super bien galbé, gaulé, monté,
je trouve plus mes mots ! Je sens que je vais passer une bonne
soirée. On est en train de discuter des positions qu'on préfère.
Il me demande si j'ai des gros seins et si j'aime sucer (hola attends
ça fait pute tout ce qu'il me demande là… et merde ! on ne vit
qu'une fois), je lui demande si je pourrai lui monter dessus (j'aime
bien, mais certains mecs aiment pas) .
On
skype,
ça sera plus simple... il commence à me parler de ce qu'il va me
faire avec un souci du détail prometteur... mais c'est tellement
approfondi que je sens que je ne vais pas supporter le choc. Je coupe
court. Je sais que ça ne va pas le décourager. En effet, il
continue par sms… Bon ben si je veux, je l'ai mon plan cul pour ce
soir…
Sauf
que ça devient un peu relou, il m'envoie une photo de son torse et
puis me dit qu'il a envie de me caresser partout, il me demande si je
mouille et si j'ai envie de le sucer… J'essaie de le ramener à un
discours un peu plus sexy (avec un tout petit peu plus de retenue
quoi), mais rien n'y fait, il est lancé. Et le pire, c'est que ça
commence à m'exciter !
Je
coupe mon téléphone, ça m'saoule ! Je
suis pas Brigitte place Pigalle ! Un
peu de douceur, de mystère, ça peut aussi servir la cause ! …
(Mais
qu'est-ce qu'il est bien gaulé, mon salop…)
Dépression le retour
Je m'enfonce dans la dépression. Cette
vie m'emmerde de plus en plus et je suis pourtant incapable de
changer quelque chose. La dépression fond sur moi. Elle m'habite,
m'ensorcelle, elle me possède. Elle dirige ma respiration, règle
mon métabolisme. J'ai le coeur qui s'emballe à la moindre émotion,
comme le petit personnage du film de Malzieu qui ne peut pas tomber
amoureux ou se mettre en colère sous peine de passer les pieds
devant. Je crains tout. Ou de plus en plus de choses. Et mon point
faible qui est sûrement à l'origine de tout ça : mes démêlés
avec ma féminité. Il n'y croit pas à la femme séduisante qui
sommeille en moi mon petit corps tout conditionné, ma petite tête
toute empêtrée de jugements négatifs. Alors mon coeur s'emballe,
mon corps fuit les situations inconfortables où il ne sait plus trop
qui il est et s'il a le droit d'être là où il est. Ca me rend
tellement malheureuse de me maltraiter ainsi. Qu'est-ce qui s'est
passé pour que j'ai si peu confiance en moi ? Pour que
j'accède si difficilement aux émotions qui y sont liées ? Comme
c'est douloureux de retenir ce qui pourrait me libérer ? Comme une
forme de masochisme…
Mais qu'est-ce que je dois me pardonner ? Qu'est-ce que je dois enfin
accepter pour me libérer ? Qu'est-ce que je me fais payer ? La
dépression est en train de m'emporter…
Je n'arrive plus à réfléchir, tout devient difficile, comme si
j'étais sur la sellette constamment, comme si je risquais de perdre
la face à chaque instant. Tout devient un combat pour préserver le
peu d'estime qu'il me reste. Je veux tellement retrouver un peu de
spontanéité, d'assurance…
Mais qu'est-ce que je cache, bordel, derrière ce besoin de maîtrise
? Cette incapacité à lâcher prise ? Qu'est-ce qui me fait si peur
? J'en peux plus, je suis fatiguée !!!
dimanche 9 mars 2014
Charlotte
Ah je fais trop tièp' comme disent
les djeun's. Je viens de parler à Charlotte en fermant mes volets.
Charlotte a fait sa toile sur les barreaux du garde-corps de ma
fenêtre. Peut-être vous ai-je déjà parlé d'elle…
C'est mon "pet" comme disent les anglo-saxons. Mon animal
familier quoi. (sinon ça veut rien dire on est d'accord.)
Charlotte
ne doit son seul salut qu'à mon syndrome de solitude. En des temps
ordinaires et plus cléments, elle aurait sans doute connu la marque
de mes savates, admettant qu'elle en eût le temps,
et de Charlotte - ou de ce qui serait resté à l'état de cri
hystérique avec au mieux comme sobriquet (même si beaucoup moins
glamour) "Espèce de sale bête !" ou "Putain
d'araignée de merde !" - et de Charlotte donc, point d'histoire
commune tissée (ah ah) au fil des jours…
La
solitude de la Working class, c'est ça : fi des cris d'hystérie et
des gestes irréparables à l'encontre du monde de l'infiniment petit.
Pas de place dans le budget pour toutou, son Canigou et ses vaccins, alors on parle à l'oreille du taon ; on respecte le cafard, on glorifie la
mouche, car on les voit, eux, si souvent oubliés, négligés et
bafoués ; dans notre monde de l'immobilisme, le mouvement d'une aile
de papillon, le bourdonnement d'un coléoptère, la lente progression
du lombric sur la feuille du ficus prend une dimension sacrale, comme
si toutes ces petites compagnies inattendues étaient envoyées par
Dieu lui-même pour briser notre solitude.
Oui,
Charlotte a sa place dans ma famille.
J'aimerais
partager plus de choses avec elle, mais elle a un caractère
difficile qui ne s'accomode pas de trop d'originalités. Alors je la
laisse tranquille. Je lui dis bonjour le matin, bonne nuit le soir
et parfois je lui permets de s'abriter à l'intérieur s'il pleut
trop. Je n'ai pas encore fait de rond de serviette à son nom, mais
peu s'en faut.
Fort
de ce constat, je suis sortie ce week-end et je me suis enfilée deux
Casse-tête et une Despe…
dimanche 23 février 2014
Celui qui m'aime prendra le train.
Je ne suis pas sereine du
tout depuis que je vais avoir 34 ans. Je pense à une vieille pub des
assurances où, sur la Valse numéro 2 de Chostakovitch, on voit un
ptit garçon qui marche dans les flaques d'eau et qui grandit à
chaque fois qu'il a traversé l'écran, faisant défiler le temps à
une allure phénoménale. Le train est lancé à toute vitesse.
J'angoisse. Je pleure. J'appelle mon ex. Il a rencard ce soir. Mince.
Mais je peux passer si je veux. Chouette. Je passe et je pleure.
Il a du ménage à faire.
Je me lance à fond dans le grand ménage de son appartement. Ca me
défoule. En une demi-heure, je lui brique son nid douillet. Il
n'est pas mécontent que je sois passée.
On s'assoit dans le
canapé. Je me blottis contre lui. Comme avant. Je sais qu'il tient
encore à moi.
Il a un point noir sur le
lobe de l'oreille. "Attends, j'va t'enl'ver ça ! (comme avant)
Il ne moufte pas
vraiment. Et j'en profite pour lui en enlever d'autres en cherchant
bien…
- Fais gaffe quand même
que ça me fasse pas des grosses traces rouges sur la gueule ! J'ai
un rencard ce soir…
-
Ben oui, je sais, c'est fait exprès !" (la connasse, je sème
le doute…)
Je
reste pas longtemps juste le temps d'un ptit calin, euh…,
d'un ptit goûter, d'une ptite balade et je m'en vais pour pas
abuser.
Je
pense à mon amant black qui est parti à l'étranger et qui devait
me rappeler à son retour…
J'attends ; à Matthieu que je vais peut-être revoir bientôt à la
fête organisée par mon ancien boulot et à laquelle je suis invitée
; au mec de la salle de sport qui me plaît bien ; au conducteur du
RER C, sur Meetic, qu'est vachement bien foutu dans son petit short
de plage ; à mon patron qu'est franchement pas mal pour son âge…
STOP ! Les hormones, repos !
Il
est où mon mec ? C'est lequel ? Il est dans l'tas ou non ?
Punaise,
une chanson ! Un signe divin ?
"Et
si tu n'existais pas…"
Ta
gueule Joe Dassin !!!
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